Années où nous portions cheveux longs ,barbes noires et muscles saillants !!!
Ces souvenirs nous a rappelé de bons moments et que nous avons encore l'âge de nouvelles aventures .
Alors rendez vous est pris pour début juin 2017 pour un périple aux îles Baléares , lieu du début l'idylle des jeunes mariés lyonnais .
Monique qui travaille , prendra l'avion jusqu'à Palma , tandis que Christian libéré depuis quelques années du joug du labeur viendra nous rejoindre à Port Leucate pour faire la traversée jusqu'aux îles .
L 'hiver a été mis à profit pour préparer Agathe et hormis l'électronique tout semble ok , pour une croisière . Le carénage a été réalisé au mois de juin . De toutes façons , il faut bien tester pour voir ce qui ne fonctionne pas bien !
Comme convenu Christian arrive Jeudi soir et on fixe le départ au samedi . Le vendredi est mis à profit pour charger l'annexe , la survie , un paddle gonflable prêté par mon ami Dominique .
La météo n'est bien sûr pas favorable .
Vent du sud pendant plusieurs jours . C'est pas terrible mais en descendant cela devrait s'améliorer , donc on tente un départ Samedi après midi .
Henry nous accompagne jusqu'au bateau . Signe du destin Pascale a oublié son sac à dos avec les papiers , argent , etc .. Anna l'appelle au téléphone et lui amène à l'embarcadère . Cela nous permettra de lui faire une dernière bise et sera ainsi témoin de notre départ .
Derniers coucous , quelques photos et c'est le grand départ .
Henry se rend sur l'avant port pour nous faire un dernier signe et nous dira plus tard que vu l'état de la mer , il pensait nous revoir rapidement !!!!
Pascale ,le samedi matin , avait fait quelques courses à Saint Laurent , et sur le chemin du retour avait fait un détour par le front de mer du Barcarès . "Il y a quelques moutons " nous dira -t- elle en avalant son cachet de nautamine avec un air dubitatif sur la longévité de notre première journée de mer .
Dès la sortie du port : Houle levée par le vent de 1 mètre , quelques petits paquets de mer dans le cockpit , progression à 45 degrés du vent ; Cap au 180 ° , alors que le cap pour passer Béar est au 150 , genois roulé d'un tiers , artimon établi , grand voile rangée dans sa housse . Nous progressons vers le Sud mais subissons cette houle courte qui fait enfourné l'avant du bateau .
Christian pourtant loquace à son habitude (les intimes comprendront !!!) ,ne parle pas , et gère la situation avec flegme et sérieux .
Les jours sont longs à cette époque , nous avons donc le temps de prendre une décision : Retour à la maison , poursuite vers Béar , relâche dans un port avant Béar .
Une consultation informelle de l'équipage est réalisée à base de regards et d'expressions faciales et corporelles .
Nous pensons qu'il est plus raisonnable de faire une halte pour la nuit . Christian fait le point . Avec un cap abattu de 20°, nous sommes sur la route de Saint Cyprien . Dans une heure nous serons à quai .
Nous ne sommes pas pressé , nous devons arriver aux Baléares vendredi , ce qui nous laisse presque une semaine .
J'affale l 'artimon et sous foc seul par vent de travers nous rentrons dans l'avant port de Saint Cyprien . Nous tournons en rond , je tente d'appeler la capitainerie . pas de réponse . Nous nous engageons vers la zone des capelans . Pas vraiment de places . Nous décidons de s'amarrer sur le quai de la station service qui est bien défendue avec des pneus entoilés . Amarrage pile poil . Christian, d'un saut de jeune gazelle saute sur le quai. Agathe est amarée ; Il est 19 h00. Super première journée !!!
Le rituel est de vérifier l'état des fonds . 100 litres d'eau !! Le bateau a enfourné régulièrement dans la houle courte !!!....... L'eau a pu rentrer par la baille à mouillage , mais cela est peu probable puisque le capot a été obturé par un joint en silicone l'été dernier ?!
En allant aux toilettes à l'arrière , je m'aperçois que le tuyau de puisage d'eau de mer est débranché , il est probable que l'eau ait pu pénétrer par là . Avant de partir la vanne était peut -être restée ouverte ?!.
Cette année encore le fil rouge de la croisière sera : Mais d'où vient l'eau ???
Après une nuit paisible et sans aucune visite de l'autorité portuaire , nous décidons de poursuivre notre route .
A 8 h00 du matin, pas de vent et une brume sérieuse , visibilté quelques centaines de mètres . Nous progressons au moteur sans les voiles , cap au 140 .
A 9h45 , la brume se dissipe et nous fait découvrir la côte rocheuse qui défile sur notre tribord .
La tour Massane , le château Valmy ,la tour Madeloc , Collioure , tous les charmes de la côte rocheuse .
Bientôt le vent se lève et bien sûr du secteur SUD . Le passage de Bear va s'avérer difficile et derrière de la houle et du vent de face nous attend .Quant à Creus , cela va être rock and roll et surtout roll.
Un arrêt à Port Vendres parait bien raisonnable .
A10h30 , nous voilà au quai pierre Forgas , à un emplacement idéal .......face à la poste (les intimes comprendront ) .
Un petit bonjour à la Capitainerie à Monsieur Bernadi , le Directeur du port . Il n'est pas là aujourd'hui , il est à Saint Tropez ! participation aux voiles latines oblige . Cela me rappelle que nous avons un métier difficile !
En escale forcée , nous profitons pour faire quelques achats et demandons aux agents portuaires de nous conseiller sur un itinéraire à découvrir . Ils nous conseillent la visite de Collioure qui est à une demi heure de marche .
Après le repas, petits sacs à dos et chaussures de sport , nous voilà partis pour la balade .
Cet hôtel , au fond d'une crique entre Collioure et Port Vendres me rappelle des vacances passées .
A cette époque la 404 était la voiture chic , surtout quand elle était métallisée or , et intérieur cuir fauve .
L 'hôtel ,à l'époque était constituée de bungalows qui s'écoulaient du haut de la crique jusqu'au bord de l'eau . J'ai le souvenir de pêcher des coquilles d'ormeaux aux reflets nacrés et du cabriolet rouge de marque italienne des patrons de l'époque .
Je ne résiste pas à entrer dans le hall de l'hôtel et de demander si le souvenir de cette époque existe .
Ouh la la , me répond un jeune employé , qui m'indique que cette époque est bien révolue et même les plus vieilles photos de l'établissement affichées dans la réception , pourtant jaunies sont bien postérieure à cette époque !!!!
Conscient de l'âge de nos artères , nous reprenons le chemin de la cité des peintres !
Une halte chez le meilleur ouvrier de France en pâtisserie , nous oblige à faire honneur à ses produits .
Retour au bateau , nous profitons pour réviser le matériel . Le matin , lors de la manœuvre d'accostage , j'avais remarqué du jeu dans la manette de commande moteur .
Démontage du boitier et constat que la vis pointeau du blocage du système est usé .
coup de perceuse , graissage , remontage : Impec .
la journée se termine en admirant ce port de commerce où toutes les bananes mangées en France y transitent . Aujourd'hui pas de bateaux de commerces , mais un magnifique Yacht anglais à voile et un des navires de la COMEX partagent notre quai .
Lundi matin .Météo toujours mauvaise !!
Bon , Gugu , programme de la journée ? ".........."(réponse de Gugu ).Je vais envoyé un message subliminal à Henry !
" Bloqués à Port Vendres , nous serions heureux de partager notre repas de midi , tout en bricolant un peu l'électronique "
J'arrive !!
Alors , le fil rouge sur le rouge ......le bleu sur le bleu...... le vert sur le vert , tout est clair !!!!!
Bon , après plusieurs essais , des incantations , des prières à tous les saints disponibles et attentifs , il faut se rendre à l'évidence que la vitesse du bateau sera estimée en fonction de la température extérieure de la narine gauche du barreur , la profondeur sous la quille sera mesurée à la sonde à main et que le sens du vent et sa vitesse seront communiquée par le goeland de service !!
Nous aurons passé une bonne journée avec l'ami Henry , qui a été rassuré de nous voir en pleine forme et déterminés à poursuivre notre périple .
Puisque nous bénéficions d'un accueil privilégié , nous profitons pour prendre une bonne douche , saluons le maître des lieux , le remercions de son accueil et décidons de partir le lendemain de bonne heure , la météo s'étant améliorée .
Le départ est prévu pour 8h05 , après la récupération de mes lunettes que j'ai oubliées dans la douche de la capitainerie , qui ouvre à 8 h00 !!!!
Mardi , debout à 7 h00 , appareillage à 8h05 , comme prévu avec les lunettes sur le nez !
Nous appareillons en même temps que le navire de la COMEX et bien sûr un navire rentre dans le port . Coup de sifflet ; : " Restez à quai" nous invective le préposé aux manœuvres des navires de commerce .
Les feux passent au vert et nous voilà partis . Mer belle , vent du SUD 2 à 4 .
A 8h50 nous passons Bear au moteur .1100 tours min , vitesse GPS 5.70 nœuds , Cap au 137.
A 11h45 , voilà Creus , le vent est toujours Sud .
Nous progressons au moteur en adoptant un cap plus Sud . Christian note quelques passages de cargos . Nous croisons en effet le rail entre Barcelone et Marseille . La veille est donc indispensable .
A 22 h00 , notre position est 41°25 N et 3°.24 E .
Une prise de quarts est assuré avec Christian . Pascale s'installe dans sa cabine bien au chaud et son ronflement couvre le bruit du moteur !
Au petit matin , le vent se lève et le pilote lâche prise . Je prends la barre et navigue sous voiles. Quelques dauphins viennent nous rendre visite et profitent de l'éclairage du feu tribord pour chasser peut-être des petits poissons attirés par la lumière .
La nuit est éclairée par une lune presque pleine .
Pendant la matinée ,le vent retombe et l'horizon est voilé .Enfin vers 14 h00 , on aperçoit le relief des côtes du Nord de Majorque . probablement le Cap Formentor .
Nous naviguons au moteur avec la G.V. et l'artimon établis au cas une petite risée nous aiderait dans notre progression .
Nous nous engageons dans la baie d' ALCUDIA ; l'objectif que nous nous étions fixé et point de récupération du dernier membre de l'équipage ; en passant au ras du Cap Formentor .
A 16 h00 , nous voilà dans la marina d'ALCUDIA .
La traversée aura pris 32 heures , avec ces conditions de vent , nous ne pouvions espérer mieux . 21 heures de moteur et le reste à la voile . Je vérifie le niveau d'huile et d'eau , OK . 10 litres d'eau sale dans les fonds ! ? Affaire à suivre .
Après avoir fait le plein de carburant (157 l) ,Agathe trouve une petite place entre deux navires .
Nous ne sommes pas tout à fait dans le thème ! Nous c'est seau dans les filières et housse de voiles rangées en boule , ici c'est un peu les yatchs des blonds !!!

Après la douche , la sortie au resto est envisagée avec la découverte de la ville !!!!
Après une nuit de repos tranquille au port , la visite de la vieille ville est envisagée .
Pascale rassemble ses affaires et là , c'est le DRAME .Elle ne trouve plus la sacoche avec la caisse de bord !!!!
Elle tente de se rappeler l'endroit où elle a pu la ranger ....?? Elle se souvient d'avoir payé la note du resto la veille et l'avoir remis dans son sac .......peut -être !
Compte tenu de son état après ce fameux repas , dit joyeux ,où elle étancha sa soif d'un fameux rosé servi avec les tapas ; Christian , avec toute la délicatesse du propos , doute ! .
M'exprimant peu sur la question , compte tenu de la dramaturgie que nous vivons dans cet espace clos que constitue la coque d'Agathe et connaissant l'aptitude exceptionnelle au rangement de mon épouse , je ne limite qu'à déformer mon visage d'une moue dubitative .
"Peut -être l'aurais tu oublié sur la table ? Ou la sacoche aurait pu glisser sous la table ?", tente Gugu d'un air poli !!!!
Quoi qu'il en soit, le projet de visite de la cité ancienne d 'Alcudia n'est pas remise en cause .
Notre route passe devant le resto , nous interrogerons les serveurs .
Malheureusement l'établissement est fermé . On verra au retour .
La cité historique d'Alcudia fondée au 11°siècle est à deux kilomètres . Nous cheminons à l'ombre des arbres plantés le long de route rectiligne reliant l'ancienne capitale au bourg actuel .
Remparts , palmiers , petites ruelles préservant de la chaleur du soleil, façades ornées .Cela valait le détour .
La cité , à cette époque de l'année , n'est pas encore envahie par les touristes et préservent l'intimité de ses habitants qui gardent leurs habitudes .
Le retour s'effectue en longeant la cité antique romaine et par un détour par le resto . Ouvert !
Nous expliquons, dans un espagno-anglo-français et un mime expressif ,la perte du porte feuille . Avec un large sourire, la charmante serveuse nous remet le graal sorti d'un panier où il avait été remisé .
Le chef de rang , qui nous avait , invité avec détermination à consommer dans son établissement la veille veut nous offrir une sangria , mais nous déclinons l'invitation et nous remercions le personnel en leur offrant un pourboire .
Soulagés de cet épisode , qui avait beaucoup contrarié Pascale , nous faisons quelques courses et repérons l'arrêt de bus où Monique doit arriver le lendemain .
A 70 euros la nuit , nous décidons de ne pas repasser une seconde nuit au port et après un dernier passage à la douche , remplissage des soutes en eau , rinçage du bateau, rechargement des batteries , nous quittons le port pour mouiller juste devant la digue où le mouillage paraît sûr .
La matinée sera consacrée au gonflage de l'annexe, l'installation du moteur 2 temps, que m'a prêté Jean Luc , mise à l'eau de l'annexe .
Sortis de la sieste réparatrice , nous nous rendons au port pour acheter du mélange et poursuivons en ville à la rencontre de Monique qui nous a confirmé son arrivée à Palma à 14h30.
Majorque est doté de moyens de transports collectifs , elle n'a pas eu de mal à embarquer dans un bus express entre l'aéroport et Alcudia qui est la ville balnéaire du Nord de l'île .
Postés devant l'arrêt de bus indiqué par l'office de tourisme , nous ne tardons pas à accueillir la routarde lyonnaise .
Transfert avec l'annexe , jusqu'au bateau et voilà les vacances de la travailleuse du deuxième étage qui commencent vraiment .
A la tombée de la nuit , nous avons la visite d'un dauphin ambassadeur , qui reste autour du bateau un grand moment .
L'équipage au complet , le périple peut commencer . Pour la première journée nous fixons un objectif raisonnable : la traversée de la baie d'ALCUDIA pour rejoindre la cala Es Calo qui d'après les commentaires de Navionics : "Fantastic spot to stay at Anchor .Very clear water Rocks and sand " est donc merveilleuse .
Nous quittons le mouillage en admirant une dernière fois notre voisin sur lequel se cache peut-être le capitaine Haddock en partance pour le mer rouge .
Nous effectuons les dix milles sous génois et artimon par un vent léger au travers . Conditions idéales pour rassurer l'équipage féminin .
Atterrissage grâce à Navionics
En vrai , cela donne ça
Petites falaises de calcaire , grottes marines , bosquets de pins parasols et chamérops nains .
D'un coup d'annexe nous irons visiter les grottes et les plages se sables fins et petite balade sous les pins .
En ce dimanche soir , la plus part des bateaux quitte les lieux . l' abri devient de plus en plus agité .
Dans l'après midi , la décision d'aller à terre à l'aide de l'annexe pour rejoindre Colonia San Pedro qui se trouve à 4 km .
Je reste sur le bateau au cas où et en plus j'ai un sacré mal de tête .
Je prends un petit cachet et me repose dans la cabine à l'arrière .
Retour d'expédition pour Monique , Christian et Pascale à 19 h30 .
Avant le repas du soir , nous entreprenons avec Christian de s'intéresser au guindeau . En démontant la poupée nous constatons une importante présence de sel , ce qui montre que nos prédécesseurs n'avaient sûrement jamais réalisé l'entretien !!!
Désormais le mouillage se fera en desserrant le boulon central avec la manivelle de winch libérant l'ancre qui tombe à pic et à volonté !!!
Nous décidons de passer la nuit au mouillage .
Pendant la nuit le vent se renforce , au petit matin , nous sommes seuls dans l'abri . les moutons ont envahis la baie . le vent de nord est bien établi . Le plafond est bas , nous ne voyons plus le haut des collines environnantes . Le paysage rappelle à Monique et Christian leurs vacances en Norvège ! Ambiance Scandinave !!!
Nous levons l'ancre sous les rafales et des trombes d'eau . Direction Colonia de San Pedro à 2 milles au Sud .
On déroule un peu le foc et moteur !
Le port de San Pedro est tout petit et l'entrée est large de 50 m orientée EST Ouest !
Je suis à la barre , Christian aux réglages . Dans l'ouest de la digue à quelques centaines de mètres . Paré pour l'empannage ! le foc passe à tribord . j'enroule le feu babord , le foc est enroulé et nous voilà bout au vent dans la passe d'entrée . Juste en face de nous , une place est libre entre un motor Yatch et un voilier de 45 pieds .
Christian rejoint l'avant du bateau , bout à la main . je me faufile entre le deux embarcations . perché sur le balcon avant , d'un bond de félin , Gugu est sur le quai . Il amarre Agathe .
La gente féminine blottie dans le carré jusque là , se risque à une sortie timide et s'étonne de cette arrivée en douceur malgré les conditions du moment .
Nous sommes accueillis par deux marineros grincheux , surgissant d'un bolide espagnol , type SEAT 500 et nous reprochent de ne pas avoir appelé sur le canal 9 . Notre réponse ne sera pas audible et méprisant du regard .
Présence d'eau dans les fonds ? Oui , 10 litres environ !!
Passage à la Capitainerie: 86 euros pour la nuit !merci Madame!
Pour nous remettre de nos émotions , petit tour dans le village , pas très intéressant surtout sous les nuages et par temps gris , courses au super marché .
Douches et sortie au resto au Club nautico où nous mangeons une très bonne paella .
Ciel bleu , mer calme , vent SW faible .
Ce matin les éléments sont propices pour un départ vers le Nord et s'engager le long de la côte EST .
Lors de la préparation de la croisière nous avions envisagé une visite du Sud de Minorque et un passage à Mahon , mais le retard que nous avons pris à cause du mauvais temps , ne nous permettra pas de tenir ce programme . "C'est pas grave " .
Nous passons le Cap de Ferrutx, le vent est tombé . Nous suivons la côte en descendant au Sud Est . A la punta de Capdepera le vent du Sud monte . reduction de la voile d'avant et nous nous engageons dans une série de virements de bord à ras de la côte .
passé le cap Vermeil , nous relâchons dans la cala Canyamel .
Christian aux ordres au gindeau , moi à la barre avec le téléphone connecté à Navionics ".4m , 3 m . Gugu quand tu veux pour le mouillage " .Un coup de manivelle de winch , plouf ! , l'ancre descend à la verticale , petit coup de marche arrière . Coup d'œil pour voir si le bateau dérape . Impec !
Table de camping à poste , rosé , tapas , tout est OK .
Dans l'après midi , nous reprenons la route pour rejoindre la costa de Los pinos , le vent se calme dans la soirée , nous restons au mouillage pour la nuit où quelques bateaux nous rejoignent
Nous nous engageons dans le goulet et découvrons une baie charmante avec un village aux maisons blanches dans le fond .
Le plan d'eau est équipé de bouées . Nous en choisissons une au hasard pas trop loin de la rive , en face d'une plagette .
Pascale et Christian s'adonnent au lancer d'aussières sur bouée et moi à la visée sur objectif mobile . L'ensemble de ces compétences réunies nous permet un amarrage sûr pour Agathe et qui autorisera une visite du secteur en toute sécurité .
Pour 27 euros , nous voilà tranquille pour une visite de la ville, un petit tour à la plage , et une dégustation de sangria avec tapas en terrasse .
Le vent est désormais bien établi à l'EST , ce qui autorise un descente le long de la côte de façon confortable , vent de travers ou portant .
La brise légère nous porte vers le SUD et consigne est donnée au navigateur de nous indiquer la prochaine cala sympathique pour faire une halte à midi .
Christian , nous indique la cala Hombras.
Calanque magnifique , petite plage dans le fond , falaises propices aux plongeons , petits poissons . L'ancre est à peine posée sur le sable , que Monique barbote déjà . Christian à la vue de cette sirène gracieuse ,n 'hésite pas à plonger , mais adopte rapidement la position dorsale , lui permettant une visée horizontale sur cet environnement édénique .
La petite balade terrestre nous permet d'admirer Agathe ancrée au milieu de cette calanque magnifique .


La cala n'est pas réputée comme un bon abri , mais nous comptons sur l'accalmie du vent en fin de soirée , pour pouvoir y passer la nuit .
Pendant le repas du soir, le vent monte et une houle se forme !
En se couchant à 23 h00 , la houle ne s'est toujours pas calmée .
Nous décidons d'aller dormir pensant que cette houle va se calmer .
A 2 h00 du matin , l'équipage ne pouvant trouver le sommeil étant secouer de bas en haut , de droite à gauche , et vis et versa ,se lève .
Le bateau est balloté et se présente dans le travers de la houle , ce qui l'a rapproché sérieusement de la falaise .
Nous levons l'ancre , hissons les voiles et cap au 200 direction le cap des salins , qui constitue la pointe sud de Majorque .
La nuit est claire grâce à la pleine lune .
Notre prochaine destination sera la baie de saint Jordi .
la lecture du trait de côte n'étant pas très aisé , nous tirons des bords carrés jusqu'au lever du soleil .
Atterrissage grâce aux technologies Samsung et Navionics et l'ancre tombe sur un fond sableux à 6 h30 , devant une plage de sable fin .
Petit some pour les noctambules jusqu'à 10h30 .
Petite virée en ville en annexe , quelques achats de fruits dans une boutique circuit court et sangria en terrasse sera le programme de la matinée ..... après la baignade masquée et palmée de la virtuose du mot croisé rempli à l'encre verte du mythique stylo BIC quatre couleurs .
La petite balade terrestre nous permet d'admirer Agathe ancrée au milieu de cette calanque magnifique .


La cala n'est pas réputée comme un bon abri , mais nous comptons sur l'accalmie du vent en fin de soirée , pour pouvoir y passer la nuit .
Pendant le repas du soir, le vent monte et une houle se forme !
En se couchant à 23 h00 , la houle ne s'est toujours pas calmée .
Nous décidons d'aller dormir pensant que cette houle va se calmer .
A 2 h00 du matin , l'équipage ne pouvant trouver le sommeil étant secouer de bas en haut , de droite à gauche , et vis et versa ,se lève .
Le bateau est balloté et se présente dans le travers de la houle , ce qui l'a rapproché sérieusement de la falaise .
Nous levons l'ancre , hissons les voiles et cap au 200 direction le cap des salins , qui constitue la pointe sud de Majorque .
La nuit est claire grâce à la pleine lune .
Notre prochaine destination sera la baie de saint Jordi .
la lecture du trait de côte n'étant pas très aisé , nous tirons des bords carrés jusqu'au lever du soleil .
Atterrissage grâce aux technologies Samsung et Navionics et l'ancre tombe sur un fond sableux à 6 h30 , devant une plage de sable fin .
Petit some pour les noctambules jusqu'à 10h30 .
Petite virée en ville en annexe , quelques achats de fruits dans une boutique circuit court et sangria en terrasse sera le programme de la matinée ..... après la baignade masquée et palmée de la virtuose du mot croisé rempli à l'encre verte du mythique stylo BIC quatre couleurs .
Dans la soirée une deuxième escapade pour aller jusqu'à la pointe , sera organisée , après la sieste et quelques brasses dans une eau claire .
Le lendemain nous faisons un saut de puce dans la baie un peu plus éloignée de la ville et plus sauvage .
mais aussi très fréquenté par des navires fortement animés !!!!Vers 14 h00 , nous levons l'ancre pour rejoindre la baie de Palma , où nous devons nous rendre pour débarquer Monique .
Le vent est léger et propice à des manœuvres jamais tentée sur Agathe .
Grosse agitation sur la plage avant avec Christian .
Mobilisation de l'ensemble de l'équipage . Les ordres précis fusent ."tire , pousse , plus ,moins , non la bleue pas la rouge , là, là , non , non pas celle là , pufff !, ok , ok , bon je vais le faire , ne bouge plus , mais fais quelque-chose !"
Avec une grande coordination entre le cockpit et le pied de mât , une bulle blanche , jaune et bleue , s'extirpe d'une chaussette bleue !! au bout de 20 minutes .
Pour une première fois , pas mal ! Je note quelques erreurs dans la position des différents brins . La drosse de la chaussette doit passer entre l'écoute et le bras de SPI , il faudra y penser pour la prochaine fois .
Le vent tombe et , nous affalons cette voile d'avant en face de la cala Pi , réputée une des plus belle cala des Baléares .
Nous ne nous engageons pas à l'intérieur , le tirant d'eau n'étant pas suffisant .
Nous longeons la côte au moteur , constituée de falaises d'un hauteur d'une vingtaine de mètres . La côte EST et SUD de Majorque est en fait assez monotone et trouve son intérêt par les calas qui la ponctuent .
Passé le Cap Blanc , nous apercevons Palma au fond de la baie et étant samedi , nous croisons de nombreux navires .
Nous décidons de passer la nuit au mouillage à coté de la marina ARENAL , que nous atteignons à 20 h00 .Nous partageons le mouillage avec deux autres ketchs , et profitons d'un beau coucher de soleil . Cette soirée est bien sympathique , avec fond sonore assuré par une party sur la plage, dont le thème est apparemment le mondial de foot 98 !!! la-la-la.......La-la-la-la-la .....la -la-la ....
Vous voyez ce que je veux chanter !
Nous rejoignons la marina pour faire les pleins de carburant et d'eau ; les soutes d'eau sont complètement vides .
Nous nous amarrons au quai de la station service . 64 litres ; je tente un calcul de consommation du moteur , je n'ai pas bien noté le compteur horaire au dernier plein , donc , pas bon !
Avec l'aide de Monique , nous remplissons la soute à eau de façon scientifique pour calculer sa capacité .Seau , chronomètre , tuyau .
D'après les calculs savants relevant de la règle de trois : la capacité des réservoirs est de 260 litres . La messe est dite !
Passage à la capitainerie (pour s'acquitter du dû , 100 euros !!) , douches et nous voilà prêts pour une virée à Palma , prévue l'après midi .
A 15h30 nous sautons dans le Platja Express numéro 25 qui nous conduit au pied de la cathédrale . Sur le trajet nous repérons l'arrêt du bus 21 qui conduira Monique demain matin à l'aéroport .
Nous ferons le tour de la ville en touristes en suivant le plan publicitaire donné par l'office du tourisme .
Vieille ville , plaça mayor , rues commerçantes , esplanade de la cathédrale . nous profiterons de la messe de19 h00 pour admirer l'intérieur de la cathédrale .
Cette fin de croisière ne pourrait se terminer par un repas pris au club nautico .
Sangria , paella , rosé .........
et desserts , c'est le dernier jour et ce sont les vacances !
Branle bas de combat , dès 6h30 sur Agathe . Nous accompagnons Monique jusqu'à l'arrêt du bus . Nous croisons quelques afteristes belges et allemands qui en cette fin d'année scolaire viennent décompresser et se lâcher un peu , voire beaucoup .
De retour au bateau , complément d'eau dans les soutes , contrôles des niveaux d'huile et eau du moteur , rangement , et à 9 h00 départ pour le retour vers la France .
La météo prévoit un coup de tramontane à partir de jeudi .
Notre idée de pointer vers Palamos , puis remonter par des sauts de puces le long de la Costa Brava ,s'éloigne .
Nous optons vers une remontée directe .
Nous traversons la baie de Palma , en observant le balai incessant des décollages des avions . un toutes les trois minutes .
La grand voile et l'artimon sont établis , mais le vent n'est pas suffisant , nous nous appuyons au moteur de telle sorte de pouvoir progresser à 5 nœuds .
Nous passons le cap Figuera qui marque l 'extrême pointe Ouest de la baie de Palma .
Le cap jusque là au 250, passe au 270 , pour déborder l'île du Toro ,
305 , puis 318 pour atteindre l'île Dragona qui marque la pointe Sud de Majorque .
A 13 h20 , nous nous engageons dans la passe entre l'île Dragona et la pointe Sud de Majorque .
Au débouché , nous apercevons un navire de Green peace au mouillage entouré de structures gonflables ! ?
Devant nous , 147 milles pour atteindre le cap San Sebastian .
A 5 nœuds , 30 heures de navigation !
Le vent faiblit , les voiles que nous avions établies , nous fait progresser à 2.2 nœuds au cap 315 .
Décision de démarrer le moteur pour progresser dans la bonne direction et à une vitesse raisonnable . Donc cap au 21 , 1100 tours /min , vitesse de croisière 5.44 nœuds . Bruit acceptable !
Vers 19h00, nous touchons du vent , arrêt du moteur . ouf !
Nous progressons sous voile pendant 3 heures au 18 ° à une vitesse de 5 nœuds .
Nous croisons quelques cargos , dont le Marine Normed qui transporte des Yachts .
La côte Ouest de Majorque disparaît peu à peu sur notre droite dans une brume de beau temps et dans la nuit naissante , sur notre gauche ,le soleil s'enfonce sur l'horizon découpé par la côte espagnole .
Le moteur fume un peu , mais ni l'eau du circuit d'eau de refroidissement , ni le niveau d'huile ne diminuent . Je pense que la pompe d'injection est mal réglée .Cela fera partie des travaux d'entretien à prévoir .
Toute la nuit , nous apercevrons une lueur sur l'horizon ;Compte tenu de son relèvement , il s'agit des lueurs de la capitale de la catalogne .
Enfin vers 6h00 du matin , nous distinguons une grosse montagne dans le 335 . Le cap San Sebastian est dans notre Nord .
A 9h00 , Christian note dans le journal de bord : " vu 4 dauphins et 4 cargos ".
Vers midi , nous touchons du vent de secteur SUD (ce qui était annoncé par la météo ) . les voiles sont établies .
Génois tangonné tribord amure , G.V. tribord , artimon bâbord .
La vitesse se stabilise à 3.70 nœuds .
Je profite de cette allure , où Agathe est sous pilote , pour fabriquer une écoute de spi de 2 fois la longueur du bateau .
A 16 h00 la vitesse passe à 4.45 nœuds .
Je vérifie le niveau d'huile : Ok
A 17 h15 nous passons le cap Begur , le vent du Sud se renforce , nous faisons une pointe à 7.22 nœuds
Le vent tient jusqu'à Cerbere . Nous roulons le génois et redémarrons le moteur et cap au 326 ° direction Leucate .
Vers minuit le vent se renforce . Pour être tranquille , je prends deux ris dans la grand voile et un ris dans l'artimon , qui avait tendance à battre d'un bord sur l'autre et le rond de chute se prendre dans les barres de flèches .
Je pense qu'il s'agit d'une tramontane , mais en général elle ne se lève pas la nuit .Il s'agit plutôt d'un thermique orienté ouest .
En d'autres circonstances , nous aurions peut-être tiré des bords , mais cela fait deux nuits et une journée que nous naviguons , alors , en s'aidant du moteur , je vise Canet pour éviter la houle formée .
Plus on se rapproche de la côte , plus j'arrondis le cap vers le Nord .
A 6h30 du matin nous entrons dans Port Leucate . Nous nous amarrons au bout du quai E .
Nous serons réveillés par les boscos du port à 11 h00 .
Anna Paola vient récupérer sa mère . Nous restons à bord avec Christian , pour faire le plein et amarrer Agathe sur son poste habituel dans le bassin Sud .
Ayant pris la précaution d'avoir relevé le compteur horaire lors du dernier plein , Je peux calculer la consommation du moteur : 5l/heure !!!
Le retour entre Palma et Port Leucate , nous aura pris 45 heures dont 30 heures de moteur .
J'ai une petite liste de travaux pour la prochaine sortie : réglage de la pompe à injection , démontage des injecteurs et remontage pour qu'ils ne fuient plus , vidange du liquide de refroidissement qui a l'air bien sale , pose de bouts et poulies sur le rail de l'artimon , et quelques autres petites bricoles .
Ces 15 jours de croisière n'ont pas révélé de problèmes , et Agathe se comporte bien et ne marche pas si mal que cela , malgré ses 12.5 tonnes .
Il reste à éclaircir le problème de la présence d'eau dans la cale. Au terme des 45 heures de navigation , pas une goutte . Nous avions bien pris soin de fermer toutes les vannes , en particulier celles des toilettes et obturé le passage de la chaine de la baille à mouillage .
La mer a été belle pendant toute la traversée et le bateau n'a pas en fourné . En conséquence , en prenant ces précautions , le bateau ne devrait plus faire d'eau !
Ce qui ne marche pas du tout , c'est l'électronique . Je crois qu'il faudra se résoudre à investir dans un pack (Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel ...).
Ce qui n'est pas top est l'architecture du cockpit .Je pense qu'il faudrait supprimer les cadrans et les installer en façade ou au dessus de la descente sur un protège capot en devenir .
Cette disposition permettrait d'installer une table de cockpit pliante .
Le déplacement de la commande moteur serait aussi intéressante .
L'ensemble de ces modifications feront l'objet d'une REUNION !!!
A part ces détails , le bateau est quasi idéal pour quatre personnes , avec ses deux cabines bien séparées avec leur toilette associée .
A la manœuvre il est facile avec sa voilure divisée et même pour les manœuvres de port ,en ayant un peu l'habitude cela va pas mal , pour autant d'avoir un peu d'espace !!!
Donc paré pour le retour vers de futures croisières , à quand Venise et le Monte Negro , la Grèce ou la Sicile , la corse , .....?
Avis aux amateurs !


























